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Merci pour les commentaires qui pleuvent ici et dans ma boîte mail. Ça vous plaît comme une bonne série sur TF1, non ? Allez, la suite.

Vendredi 5 octobre

La journée commence chez Actiris, où l'on me confirme ma radiation. Il me faut donc faire à nouveau la file, expliquer que je suis docteur en autre et ce genre de chose...
Et puis non, la sympathique dame de l'accueil m'explique qu'il suffit d'utiliser un des ordinateurs disponibles pour se réinscrire en ligne.
Génial, je l'ignorais mais s'inscrire chez Actiris est super simple, ça se passe par là : https://my.actiris.be/Dem/pages/home.aspx

C'est passionnant. Je peux donc rectifier mon post d'hier.
* Pour le doctorat, il y a quatre possibilités :
- divers : études non précisées, à l'étranger, brevets .
- sciences fonctionnelles : biologie, médecine générale.
- social : journalisme, communication, psychologue...
- économique : tourisme, vente commercial, droit.
J'étais en ''autre -> Enseignement de plein exercice -> doctorats non précisés''
* Mon employeur, l'UCL, a été classé le 2 juillet dans catégorie d'activités ''Activités mal désignées''. Il me semble que ''Instituts scientifiques, centres de recherche, musées, bibliothèques, archives, jardins zoologiques et botaniques, etc'' correspond mieux. Ou alors ''Enseignement'' ?
* Le métier qui m'intéresse est comme prévu ''SCIENCES - Mathématicien'', c'est pas gagné.

En résumé, je me réinscris donc chez eux rapidement et ressort souriant, sous le soleil bruxellois.

15h00, c'est l'heure d'appeler la CAPAC. Tremblez bonnes gens... Après quelques minutes d'attente, on me redirige vers le bon service, mais il faut de nouveau attendre. A l'énoncé de mon nom, la correspondante parle à sa collègue ''c'est Sintzoff, vous savez où en est le dossier ?'', la réponse fuse ''ah, celui qui a appelé hier''. Victoire, je ne suis plus un numéro ! Ils ont mis un nom sur le problème, et cela semble tout débloquer. On rameute la chef de service, qui va voir au service informatique, ça discute, ça vérifie ici où là, et puis... Oui, ils ont trouvé le C4 ! C'est merveilleux ! C'est miraculeux. J'ai envie d'embrasser ma correspondante.
Le dossier complet a déjà été envoyé à l'Onem, on m'assure que tout devrait être réglé rapidement. Enfin, d'ici 30 jours.

Zut, il n'y a pas de champagne au frais.

Quelque part, j'en voudrai longtemps aux personnages légalistes du service du personnel de l'UCL et à leur devise "je suis dans mon droit, je ne t'aiderai donc pas".

Quelque part, il me faudra un certain temps avant de me réconcilier avec une administration fédérale.

Quelque part, j'ai déjà la nostalgie de la musique d'attente de la CAPAC. Leur message me manque :
Vous êtes bien à la CAPAC. Toutes nos lignes sont occupées. Veuillez patienter ou nous rappeler plus tard.
Vous êtes bien à la CAPAC. Toutes nos lignes sont occupées. Veuillez patienter ou nous rappeler plus tard.
Vous êtes bien à la CAPAC. Toutes nos lignes sont occupées. Veuillez patienter ou nous rappeler plus tard.
Vous êtes bien à la CAPAC. Toutes nos lignes sont occupées. Veuillez patienter ou nous rappeler plus tard.
Vous êtes bien à la CAPAC. Toutes nos lignes sont occupées. Veuillez patienter ou nous rappeler plus tard.
Vous êtes bien à la CAPAC. Toutes nos lignes sont occupées. Veuillez patienter ou nous rappeler plus tard.
etc

Mais... peut-être que le courrier vers l'Onem va-t-il se perdre, et à ce moment-là...

Kafka nous voilà.

Cela fait maintenant trois mois que je suis de retour en Belgique. Et tout doucement, je me demande si il ne faut pas y regretter la bureaucratie indienne tâtée aux bureaux de postes et dans les gares du sous-continent.
Pourquoi cette question ? Suivez les aventures de petit Paul et du grand méchant Bureaucrate.

Lundi 2 juillet 2007

Je me rend à la commune d'Ixelles pour m'y "redomicilier". La procédure est excessivement simple. Dans le registre national, l'employée avait indiqué, fin juin 2007, un "code n" (avec n un nombre entier dont j'ai oublié la valeur) avec la mention : "en voyage à l'étranger". En ce 2 juillet, la personne qui me reçoit doit juste utiliser un "code m" (avec m un nombre entier...) pour le faire disparaitre. Rien de plus simple, merci beaucoup.

Ensuite, direction l'Orbem. Bizarrement, il semble que cet institution n'existe plus et a été remplacée par "Actiris". À l'accueil, je demande si c'est bien l'orbem et on me répond "non non, c'est Actiris". J'apprends par la suite que le changement de nom date de la semaine précédente, mais les aimables personnes de l'accueil ne se donnent pas la peine de le dire. Quoiqu'il en soit, après une petite attente de quelques dizaines de minutes, je suis reçu par une femme assez mécontente : "mais, vous avez un ticket C alors qu'il vous fallait un ticket B, aille aille aille". Devrais-je reprendre l'attente depuis le début ? Suspense lancinant... Ouf : "enfin, ce n'est pas trop grave, je peux basculer le système de C à B". Commencent alors les questions. Je retranscris de mémoire :
La madame : Votre niveau de formation ?
'ti paul : Docteur.
Lm : Il n'y a pas. Je vois primaire, secondaire inférieur/supérieur, bachelier, master
'tip : (zut) Mettez master alors.
Lm : Attendez, il y a docteur.
'tip : (Sourire)
Lm : Docteur en quoi ?
'tip : Sciences, ou même Mathématiques si vous avez.
Lm : Il n'y a pas. Aucun des deux. Il y a docteur en théologie, en économie, en droit, en histoire, en psychologie,...
'tip : Vous êtes sûre qu'il n'y a pas ? Ça m'a l'air étrange...
Lm : Il n'y a pas. Je mets "Autre" ?
'tip : Ok, mettez "Docteur en Autre".
Lm : Bien, "Docteur en Autre", et en commentaire je mets "Mathématiques".
'tip : Parfait
Lm : Alors, quel genre de travail cherchez vous.
'tip : Un travail de mathématicien [qu'est ce qui me prend sur ce coup là ? Ça ne veut rien dire]
Lm : Je note...

Bon, ça dure pas beaucoup plus longtemps. À la fin, je lui demande si ils ont un service d'aide à l'orientation du demandeur d'emploi, elle me renvoie donc chez mes amis de l'accueil. Eux, me balancent tout de suite dans la file "A", où on me reçoit immédiatement. La jeune femme en question ne peut rien pour moi, je suis dans la mauvaise file. Encore ? C'est à croire qu'à l'accueil on s'amuse à mal m'aiguiller. Elle me conseille d'aller au "bureau 206".
De mon côté, je commence tout doucement à me lasser et fuis donc cet endroit.
Résultat des courses, il est déjà tard dans l'après-midi, trop tard pour continuer les formalités.

Mardi 3 juillet 2007

Direction Saint-Josse et la CAPAC (Caisse auxiliaire de paiement des allocations de chômage), le bureau de paiement des allocations de chômage pour les non-syndiqués.
À l'entrée sont placardés des avis "recherchons guichetiers". Toutes les personnes qui viennent ici sont demandeurs d'emploi. Cherchez l'erreur. Notez que je ne postulerai par pour ce travail : je veux un boulot de mathématicien (et Actiris est d'accord).
L'attente est longue, très longue... Après 4h d'attente, j'accède au guichet.
[note importante : depuis 2006 le C4 papier disparaît et les employeurs peuvent l'encoder directement dans le système informatique de l'Onem]
La personne qui m'écoute me dit que mon C4 a été transmis il y a 10 mois, et qu'il a donc du disparaître dans les tréfonds des ordinateurs de l'Onem. Je n'y crois pas, ayant foi en l'informatique. Elle me conseille cependant d'en demander une version papier à mon ancien employeur et de l'envoyer aussi vite que possible. Oui, c'est la bonne nouvelle, je ne devrai pas refaire la file :-) Là dessus, nous nous quittons en souriant.
Je me renseigne sur le site web de l'UCL, ils y annoncent, je cite : "Nous vous invitons à privilégier le courrier électronique."
Étant gentil (jusque quand ?), j'envoie donc ma demande par courriel. Aucune réponse ne me parviendra.

Lundi 10 septembre 2007

Oh, du courrier d'Actiris ! Ils m'invitent au local 206 (celui-là même dont on m'avait parlé le 2 juillet !) pour une "Clarification du dossier comme demandeur d'emploi et projet professionnel", le 14 septembre.

Vendredi 14 septembre 2007

L'employé qui me reçoit au local 206 est très sympathique. Je résume son discours :
"Monsieur Sintzoff, vous êtes mon originalité du jour. Un docteur en mathématiques, on n'en voit pas souvent. Vous savez, je suis désolé que vous ayez été convoqué. Je me doute bien que vous n'avez pas besoin de moi pour trouver un travail. Vraiment désolé de vous avoir fait perdre votre temps. D'habitude, je donne mon numéro de téléphone en cas d'éventuel problème, mais pour vous ce n'est même pas nécessaire. Allez, je vous fais le petit cachet obligatoire et bonne continuation."
Merci bien, bonne continuation à vous aussi.

Dans l'intervalle, j'ai reçu comme tous les bruxellois l'avertissement-extrait de rôle pour la taxe régionale à charge des chefs de ménage. Il est indiqué dans le document :

"Quelles sont les catégories qui peuvent être exonérées ?
1. Le chef de ménage :
(...)
b) dont les revenus de janvier 2007 ne dépassent pas 773,38 EUR pour une personne isolée (...)
Que faut-il faire pour être exonéré de la taxe ?
Vous devez (...) nous fournir la preuve que vous vous trouvez dans une des situations donnant lieu à une des exonérations (...)"


En janvier 2007, je me promenais entre Mahendranagar (Népal) et Darjeeling (Inde). J'étais sans emploi, et sans revenu. Le problème est de prouver le fait que j'étais sans revenu ! J'envoie donc le courrier suivant à l'administration :

"le Ministère m'a fait parvenir l'avertissement-extrait de rôle concernant la taxe sus-mentionnée. Dans la note annexe, il est indiqué que certaines catégories peuvent être exonérées, entre-autre "le chef de ménage dont les revenus de janvier 2007 ne dépassent pas 773,38 euros pour une personne isolée".
Du 1 janvier au 30 juin 2007, j'étais sans emploi, non indemnisé et qui plus est à l'étranger. J'aurais donc droit à l'exonération.
Par ailleurs, dans la même note annexe il est indiqué (en gras) qu'il est nécessaire de "fournir la preuve" que l'on se trouvait dans une situation donnant lieu à une exonération.
Pourriez-vous m'indiquer quel genre de document il est possible de fournir pour prouver que mes revenus s'élevaient à 0,00 euros en janvier 2007 ?"


Mercredi 26 septembre 2007

Une lettre de l'administration des finances de la région, suite à mon courrier :
"Nous ne pouvons traiter votre dossier faute de renseignement suffisants.
Afin de nous permettre de traiter votre dossier, nous vous prions de bien vouloir nous faire parvenir dans les quinze jours:
- tout document (sauf extrait de compte) prouvant que vos revenus (allocations de chômage, indemnités de mutuelle, fiches de salaire, attestation de l'expert comptable,...) de tout le mois de janvier 2007 (27 jours) n'étaient pas supérieurs à (...) 773,38 Eur (...)
Nos services restent à votre disposition pour tous renseignements complémentaires.
Pour le fonctionnaire délégué,
Le gestionnaire,
YVES HERLINVAUX"


Monsieur Herlinvaux lit-il le courrier qu'il reçoit ? À mon humble avis, non. Parce que demander une preuve d'allocations de chômage ou d'indemnités de mutuelle ou même des fiches de salaire quand j'écris explicitement que j'étais sans emploi et non indemnisé, ça ressemble à une farce. Pas très bonne, la farce.

Jeudi 27 septembre 2007

Un courrier de la CAPAC.
(Notez au passage que j'ai rempli mes Cartes de contrôle C3A (carte de chômeur) et les ai bien renvoyées à la fin des mois de juillet et août, mais n'ai pas été indemnisé jusqu'à présent. Étant naïf, je mettais cela sur le compte de la rapidité de nos services fédéraux.)
Que dit ce courrier ?
"Le bureau de chômage de l'Onem n'a pas accepté votre demande (...) étant donné que le(s) document(s) et/ou renseignement(s) suivant(s) manque(nt) et/ou est (sont) incomplet(s).
(...)
- C4 certificat de travail du 01/09/06 au 01/07/07 complété par employeur + signé par vous
(...)
Si vous ne donnez pas suite à la présente, votre dossier incomplet sera renvoyé à l'Onem et le bénéfice des allocations vous sera refusé en application des dispositions des articles 133, 134 et 135 de l'arrêté royal du 25/11/1991
(...)


Oups !

Vendredi 28 septembre 2007

J'appelle le service du personnel de l'UCL (SPER) pour leur demander un C4 en papier. Pas de réponse : ils font le pont sans doute.

Lundi 1er octobre 2007

Je me rend à Louvain-la-Neuve, au SPER, pour demander qu'ils me remplissent un C4 en "vrai papier". La responsable des documents de chômage refuse, et sa supérieure hiérarchique va dans son sens : le boulot de SPER est bien fait (c'est exact), ils ont fait le C4 électronique. Me rendre un petit service (remplir un C4, ça dure 5 minutes environ) est trop leur demander.
Le recteur de l'UCL dit à ceux qui partent "Vous continuez à faire partie de la communauté universitaire, vos expériences nous sont nécessaires et nous comptons sur votre concours."
Cela aurait été avec plaisir, jusqu'à ce jour.

L'après-midi, à la CAPAC, la dame qui me reçoit m'affirme qu'elle traitera le dossier après la fermeture des bureaux et m'appellera. Mais que ce ne sera pas évident de trouver le C4 électronique...

J'écris un courriel au directeur de SPER pour lui exprimer mon désappointement et mon mécontentement. Il me répond rapidement que SPER "a l'esprit de service chevillé au corps".

Mardi 2 octobre 2007

Pour commencer la journée, je me rend au ministère de la région pour défendre mon cas et ne pas payer la taxe. Malgré mon passeport, les articles de journaux sur le voyage, les photos, les carnets de route, on ne me croit pas. En somme, il est impossible de prouver qu'on n'a pas de salaire. Amusant.

En fin de matinée, sans nouvelle de la CAPAC, je téléphone. C'est épique, je est balladé d'un service à un autre. Finalement, un homme m'affirme qu'on me retéléphonera dans l'après-midi.
Rien n'arrive... Je rappelle à 16h50, les bureaux sont fermés.

Mercredi 3 ctobre 2007

J'appelle la CAPAC. Après un bon moment d'attente et de renvois ici et là, on me dit que la dame qui m'a reçu lundi n'est pas là, il faut rappeler demain matin. Pas de chance, j'ai un entretien d'embauche. Alors, rappelez vendredi me dit-on. Sachant que mon dossier commencera à sentir le roussi lundi prochain, je m'inquiète. Ça ne les touche pas.

J'écris donc à nouveau au directeur de SPER pour lui demander un service : écrire le C4 papier qui débloquera tout. Puisqu'ils ont l'esprit de service chevillé au corps, il bondira sûrement sur l'occasion, non ?

Jeudi 4 octobre

NON. Le directeur de SPER ne veut pas me rendre service. C'est au-dessus de ses moyens.

Je me rend à mon entretien d'embauche qui se passe bien. Il semble que je vais obtenir un emploi avant les indemnités de chômage, quelle efficacité de ma part !

Au retour, courrier... d'Actiris ! Je suis radié de la liste des demandeurs d'emploi. Sachant que mon inscription restait valable "aussi longtemps que vous serez indemnisé par l'Onem", j'en déduis que je ne suis/serai pas indemnisé par l'Onem. C'est la [mot de cambronne].

J'appelle Actiris, ils ne répondent pas après 10 minutes. Il vaut sans doute mieux aller sur place.

J'appelle la CAPAC. Après de longs efforts, quelqu'un remet la main sur mon dossier. La personne qui l'avait pris en main lundi n'a en réalité rien fait. Etant donné mon insistance insistante, ma correspondante m'assure qu'elle prend les choses en main. Il faut rappeller demain pour s'assurer du suivit.

Je tente à nouveau de débloquer la situation du côté de l'UCL, en appellant une représentante des assistants, puis en écrivant à une directrice administrative. Celle-ci n'obtient rien de plus que moi auprès de SPER, les champions du service.



C'est désespérant.
C'est vraiment désespérant.

Kafka doit bien rigoler.
Moi pas.

Moralité :
- si un jour l'UCL me demande un service (promotion, présentation des études ou que sais-je) je tournerai 7 fois ma langue dans ma bouche ;
- j'embrasse le premier ministre qui réalise une simplification administrative. J'espère que ce sera Marie Arena ou Freya Vandenbossche plutôt qu'André Flahaut ou Serge Kubla :-)

et à la fin, le héros, il meurt ?

Mieux vaut tard que jamais...
Voilà plus d'un mois qu'il n'y a plus de nouvelles ici même. Voilà deux semaines et demi que je suis rentré à Bruxelles. Mais que se passe-t-il ? Un peu de vélo, beaucoup de rencontres, et très peu d'internet sans doute ?

Les photos...
C'est par ICI.

England (8-16 juin)
En Angleterre, c'est le début d'une série continue de grandes retrouvailles. D'abord avec Claudia et James. James oxfordien au possible, Claudia plus forte que Jamie's Italy

salade claudia
Vidéo envoyée par paulsintzoff

Ensuite avec Letizia et Yann à Manchester.
Manchester et son écran géant pour voir la balle de match de Rolland Garros :

rolland garros
Vidéo envoyée par paulsintzoff

Manchester et sa cathédrale :

manchester cathedrale
Vidéo envoyée par paulsintzoff

À Londres, moment de belgitude avec Nico : il a des Jupiler au frigo ! Moment « professionel » avec Olaf, qui m'explique sa vie de Quantitative Analyst à Carnary Wharf : une reconversion possible pour moi ?

Rouler à vélo en Angleterre est assez plaisant. C'est comme pédaler dans un grand jardin verdoyant. L'entrée dans Londres en longeant la Tamise est des plus agréable. Sauf sur les ponts à partager avec les voitures et autres bus :

Hammersmith bridge
Vidéo envoyée par paulsintzoff


Les derniers billets
billet 60 (10 juin) : train, Oxford - Manchester
billet 61 (11 juin) : train, Manchester - Oxford
billet 62 (13 juin) : bateau, Westminster - Greenwich
billet 63 (13 & 14 juin) : métro, Londres
billet 64 (16-17 juin): bateau, Harwich (UK) – Hoek van Holland

Une nuit de ferry plus tard...
Voici la Hollande qui se profile à l'horizon. Un profil bien plat, planté d'éoliennes tournoyant au gré du vent soutenu. La Hollande a un parfum de Belgique prononcé : le ciel bas et ses couleurs changeantes si particulières, des bars Jupiler, Bob (quand il conduit, il ne boit pas), des routes pavées et des maisons en briques. Allons-y :

welkom in holland
Vidéo envoyée par paulsintzoff

Comme souvent en pénétrant dans un nouveau pays, on suit un cours de langue accéléré. C'est parti, toute honte bue :

in het nederlands
Vidéo envoyée par paulsintzoff

Nouvelle rencontre improbable : une Coline au milieu des polders. Elle se promène à vélo d'Anvers à Amsterdam avec ses amies Fred et Anlo. Pour elles, un long week-end de folie à sauter des ponts et parler néerlandais : dites Rrrrrowda et pas Gouda. C'est donc à quatre que nous franchissons le cap des 15000 kilomètres depuis Bruxelles. Le hollandais qui passait par là ignorait qu'une telle distance séparait nos deux pays, étrange.
Utrecht : retrouvailles avec Dennis. C'est la sixième fois que nous nous voyons en un an, après Malatya, Dogubayazit, Tabriz, Pokhara et Katmandou. C'est à chaque fois un immense plaisir, et cette fois-ci les bières belges sont également au rendez-vous, hips ! Cela rend le pilotage du torpedo aléatoire.
Ce pot belge de Dennis est le dopant par excellence pour réaliser la plus longue étape du voyage le lendemain : 207 km d'Utrecht à Liège. Ce 21 juin est donc le jour le plus long, les astronomes en diraient autant. C'est également l'heure du retour en Belgique (België), le coeur assez serré il faut le dire. Profitons-en pour alléger le vélo :

welkom in belgie
Vidéo envoyée par paulsintzoff


Terre d'accueil
De retour dans le Sud du pays, j'abandonne la tente pour squater les lits des amis et parents :
Jefke et Emilie à Liège, qui m'emènent pour une mitraillette attendue depuis longtemps !
Catherine et toute la famille (parents de passage inclus) à Beauraing, avec un plongeon dans une fête bien belge : une fancy-fair !
Ivan et Pascale à Namur, leçon de piano et visite de la citadelle incluse.
Cécile, Benoît et Cyrille à Charleroi, avec visite de la ville et de sa salle du conseil communal histoire de replonger au plus vite dans l'actualité politique belge.
Jeff, Berna, Léa et Joanne entre Noirmont et Blanmont pour quelques travaux de construction.
Geoffroy et Anne à Chaumont en dégustant des morceaux de tartes de Gistoux.
Et finalement, la maison parentale rixensartoise pour retrouver mon lit de jeunesse. C'est à croire que j'ai grandit : mes pieds débordent du matelas.
Conclusion de ces visites : la mode est à l'achat/construction de maison et à l'agrandissement des familles. Des aventures qui valent bien un petit tour à vélo vers l'Est, comme le disait Jeff il y a déjà plus d'un an.

Dimanche 1er juillet, derniers tours de roue vers Bruxelles. Après un bon petit déjeuner (de chez Demaret, n'est-ce pas maman), nous sommes onze humains et un chien à pédaler (quoique, le chien en question pédale assez peu) : Hélène et Marc, Yves et Suzanne (et Jack), Yannick, Vincent, Laurent, Thierry, Malik, Coline et moi. Mention spéciale à Yves, fournisseur du vélo qui a tenu 15656 km sans problème ! Merci « La Maison du Vélo ».
Le soleil est avec nous, comme chaque premier juillet dirait-on. Nous nous retrouvons rue de la Brasserie, où les moins sportifs du jour rejoignent les autres. Ambiance étrange en ce qui me concerne. Le genre d'occasion où l'on voit beaucoup de monde mais en rencontre peu.
Merci merci d'être venu, depuis Nancy pour certain !

Bruxelles
Après avoir repris pied dans le petit appartement quitté il y a un an, en ce début juillet je goûte Bruxelles. Un peu comme un touriste, un peu comme un enfant, je (re)découvre :
- ses belles femmes dont on ne peut que tomber amoureux (surtout si elles sont liégeoises) ;
- ses bus 71 et ses trams 81 qui permettent de visiter la ville assis, un peu comme au cinéma. Mieux que « Roma » de Fellini, c'est « Bruxelles-Brussel » de la STIB-MIVB ;
- l'Orbem (pardon, Actiris) et la Capac et leurs files de demandeurs d'emploi ;
- les déjections canines, et hop une semelle sale ;
- le temps qui change en quelques minutes, le soleil laissant place à une drache bien locale, qui s'efface aussitôt, les nuages se colorant de noir, gris et jaune. Que la lumière est belle ici !

Punt
Difficile de terminer ce blog. Je pourrais me lancer dans un passage pseudo-phylosophique sur les voyages en général et le vélo en particulier. Mais ce ne sera pas pour aujourd'hui. Alors, pour la brêve de comptoir je laisse la parole à Charles B. Cette année c'était un peu
« Être hors de chez soi, et pourtant se sentir partout chez soi »

Difficile de mettre un point final à ce voyage. Des points de suspension ou d'interrogation seront peut-être plus appropriés.

À la prochaine...???

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